samedi 9 février 2013

Performance thermique et hygrométrique de nos murs

UN PEU DE TECHNIQUE

La résistance thermique (R)
Elle mesure la résistance qu'une épaisseur de matériau oppose au passage de la chaleur. Elle constitue en fait son pouvoir isolant qui est d'autant plus fort que le R est élevé.
Elle dépend du coefficient de conductivité thermique lambda (λ) du matériau et de son épaisseur. R = épaisseur/lambda (λ) et s'exprime en (m2.°C/W), la résistance thermique caractérise l'isolation thermique. La résistance thermique est propre à un matériau, exemple 10 cm de laine de verre, ou bien à une paroi combinée : enduit + béton + isolant + plâtre.
Les calculs de la réglementation thermique, ainsi que les calculs de déperditions thermiques SURFACIQUES, passent inévitablement par la détermination des isolations et donc des résistances thermiques. Le coefficient Lambda (λ) ou conductivité thermique (W/m.°C) étant un paramètre donnée pour chaque matériau, que cela soit du béton ou de l'isolant de type laine de verre (exemple, lambda égal 0.038 W/m.°C).

Le point de rosée
Les normes en vigueur dans le bâtiment ont pour objet notamment d'éliminer tout risque de point de rosée dans l'isolant. Le point de rosée est le moment où, en fonction de la pression et de la température, la vapeur se transforme en eau.

La résistance à la diffusion de vapeur (valeur Sd)
Elle désigne l'épaisseur de la couche d’air équivalente à la diffusion (en mètres). La valeur Sd se calcule de la manière suivante :
Sd = μ x d (m) dans laquelle d est l'épaisseur du matériau exprimée en mètres
Exemple : panneau d'isolation en fibre de verre de 100 mm pour l'extérieur avec μ =1,3
Sd = 1,3 x 0,1 m = 0,13 m
Pour que la vapeur d'eau puisse migrer à travers une paroi il faut que la valeur Sd du matériau qui se trouve à l'intérieur de la maison soit plus élevée (en général on s'accorde sur un facteur 5) que la valeur Sd du dernier des matériaux qui constitue la façade. Il faut en outre qu'aucun des matériaux qui constituent la façade n'ait une valeur Sd plus élevée que la valeur Sd du premier des matériaux ce qui constituerait un frein à cette migration.


POUR NOS MURS


La résistance thermique de nos murs sera donc : R=5.13 m²K/W
L'espacement des montants verticaux de notre ossature (tout les 600mm) est pris en compte dans ce calcul. Je vois souvent des études de parois dans lesquelles les montants n'apparaissent pas ! C'est une erreur car la valeur de R est significativement revue à la hausse et faussera toute l'étude thermique. La résistance thermique de nos murs est donc supérieure à la RT2012. 

A gauche:  L'évolution de la température dans notre paroi.

A droite:
L'humidité relative en %. Plus la valeur est petite, plus la paroi est sèche. A 100% il y a condensation.









 Il n'y aura donc aucun risque de condensation dans nos murs comme l'indique le tableau suivant.

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